Les compatibilités navigateurs en 2017

Depuis la démocratisation de la navigation sur smartphone, le Responsive Design est devenu obligatoire, même si ça laisse une partie de nos utilisateurs en retrait. A l'ère de l'obsolescence programmée, décryptons pourquoi nous n'avons aucun pourvoir contre l'abandon de certains navigateurs...

Un rythme imposé

Prenons un exemple simple : le célèbre smarpthone d'Apple. A la sortie de l'iPhone 6, la firme à la pomme a annoncé que les iPhone 4 et inférieurs ne bénéficieraient plus des mises à jours du système d'exploitation. Très vite les utilisateurs de ces téléphones n'ont plus eu accès à une grande majorité d'applications pour cause de "compatibilités". Or d'un point de vue matériel/logiciel il est possible de mettre en place des ponts technologiques permettant de palier ces problèmes d'évolutivité. On peut donc parler d'obsolescence programmée.

Voici un deuxième exemple, qui concerne plus particulièrement les développeurs. Entre 2014 et 2015, Microsoft annonce successivement l'abandon de la maintenance du très célèbre "Windows XP" et la sortie de son nouveau système "Windows 10". Par effet de rebond, cette évolution capitale abandonne les utilisateurs des "Internet Explorer" au profit du nouveau navigateur "Microsoft Edge".

Pourtant il arrive régulièrement que des utilisateurs et des entreprises n'aient pas la capacité d'entrer dans la course à la technologie en achetant des nouvelles machines afin de bénéficier des derniers logiciels.

Impact sur les navigateurs

Soyons pragmatique. Aujourd'hui il nous est impossible de proposer un site qui ne soit pas Responsive Design (adapté sur tous les formats). Or par exemple Internet Explorer n'est réelement performant sur cette technologie depuis sa version 10.0 sortie en 2012 (Windows 8).

Sur des machines bloquées sur Windows XP par exemple les utilisateurs voient donc des sites complètement destructurés. Mais combien sont-ils exactement? Etudions la répartition des navigateurs en septembre 2017 (source Wikipedia) :

  • 52,6 % sur Google Chrome
  • 19,1 % sur Safari
  • 7,1 % sur Firefox
  • 9,5 % sur Edge + IE
  • 2,3 % sur Opera
  • 1,9 % sur Androïd
  • 2,3 % sur UC Browser
  • 5,3 % sur les Autres

En étudiant ces chiffres on peut considérer que plus de 90% des internautes utilisent des navigateurs récents et n'ont aucun problème de compatibilité.

Faut-il solutionner les 10% restants?

Même si ça ne solutionne jamais complètement les dysfonctionnements, il existe des moyens de contourner les problématiques de compatibilité. Par exemple avec Internet Explorer il est possible d'utiliser des conditionnelles () qui permettent pour une version donnée du navigateur d'insérer des fichiers javascript ou css qui vont rattraper les manques en Responsive Design en offrant une ergonomie plus sommaire mais accessible.

Toutefois ces pratiques en plus d'être chronophages nécessitent une mécanique agile et une connaissance accrue sur les anciens navigateurs (pas évident pour les très jeunes développeurs), sans compter l'acquisition des environnements nécessaires afin de tester les codes (machine virtuelle ou vieux PC sorti du placard).

Garantir une comptabilité tout navigateur nécessite donc une mise à disposition de ressource temps importante.

Aller de l'avant

Pour conclure, la majorité des développeurs préférent prendre le parti de programmer des outils ancrés dans les technologies modernes tout en respectant des tarifs attractifs, c'est pourquoi ils sont contraints d'abandonner les compatibilités des navigateurs qui ne sont plus maintenus.

Grossièrement on peut partir du principe que les navigateurs obsolètes ne permettent pas de visiter les sites internet Responsive Design et donc privent leur utilisteurs d'accéder à la majorité du web à l'heure actuelle. Or de manière légitime, on peut penser que ces mêmes utilisateurs bloqués dans des environnements qu'ils ne maitrisent pas (leur machine de travail par exemple) ont tous un smartphone dans leur poche.